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Stretching /Unstretching


Bien que les physiologistes se démènent pour comprendre cette sensation des muscles qui brûlent, il semble vrai que la douleur musculaire ressentie à l’entraînement, produite par un travail négatif (étirement), est qualitativement différente et quantitativement plus forte que celle produite quand les mêmes muscles travaillent positivement (contraction)

Le travail négatif est effectué, par exemple, quand nous descendons un escalier ou quand nous descendons dans chaque posture de la Forme du Taiji. Cela entraîne l’allongement des muscles (contraction excentrique) sous la pression d’une force appliquée. Dans le cas du Taiji, cette force d’étirement peut être dans toute sorte de combinaison, de gravité, de dynamique et d’inertie ou bien de la force de notre partenaire

Lorsque l’organisme effectue un travail négatif, les muscles sont étirés tout en produisant une force d’opposition à cet allongement. Les physiologistes l’appellent « contraction excentrique » mais comme cette appellation est source de confusion pour une situation complexe, je préfère « étirement » qui implique fortement une notion d’élasticité.

Ma recherche personnelle - PK. - m’a amené à la conclusion que lorsqu’un muscle est en train d’être activement étiré, il y a 3 possibilités. Elles peuvent avoir lieu simultanément, soit dans des muscles différents, soit dans différents groupes de fibres du même muscle (chaque nerf moteur active un groupe de fibres musculaires).

Première possibilité : les muscles essayent ou bien d’aller à l'en contre ou bien de se maintenir contre une force (telle que le poids ou la chute du corps) et non seulement ils n’y arrivent pas, mais en plus ils doivent s’allonger durant le processus. « contraction excentrique ».

Seconde possibilité : face à une force irrésistible, les muscles acceptent de s’allonger mais dans une proportion et avec une résistance contrôlées et ils absorbent la force entrante d’une manière contrôlée.  « étirement d’absorption » .


Troisième possibilité : si les muscles sont véritablement élastiques, ils s’allongent et stockent la force absorbée, prêts pour le raccourcissement d’un « dés-étirement » - « étirement élastique » 


On peut appeler le premier type d’étirement actif « contraction excentrique », le deuxième « étirement d’absorption » et le troisième « étirement élastique », en n’oubliant pas qu’ils n’ont strictement aucun rapport avec l’étirement passif des systèmes tels que le yoga ou le qi gong, où un muscle détendu est allongé à sa longueur maximum du fait de la forte contraction du muscle antagoniste. Seul, le premier des trois - où le corps tente de contracter et raccourcir le muscle alors que le muscle est effectivement contraint de s’allonger sous la pression - produit la sensation de brûlure excessive ; il se trouve que c’est également le moins utile pour négocier avec les forces du partenaire.

Aussi, dans la pratique de la Forme du Taiji, la douleur musculaire est due à la tendance instinctive du corps à résister à notre décision de tenter de nous laisser-fondre vers le bas. Ne pas comprendre ces trois méthodes physiologiquement différentes d’étirement actif - ou les confondre avec l’étirement passif du yoga ou des méthodes simplificatrices du qi gong - amène les personnes à se former ou enseigner de manière inefficace voire nocive. Sans laisser-fondre les personnes peuvent devenir plus détendues, mais elles ne développeront que peu de force interne. Néanmoins, une forte insistance à maintenir le corps vers le bas ou presser intentionnellement vers le bas peut provoquer une contraction plus forte du corps, tout en gaspillant l’énergie, en ne produisant que peu d’effets satisfaisants de par l’utilisation incorrecte de la « contraction excentrique » et en augmentant la douleur qui en résulte.

Le déchirement des fibres musculaires - cause de la douleur - qui s’en suit du fait de l’échec de leur tentative de se raccourcir ou de se maintenir sous la pression va augmenter la masse musculaire et sa force de contraction mais ne va pas l’aider à s’étirer de manière élastique.

C’est la raison pour laquelle Maître Huang avait rapidement arrêté la pratique du maintien des postures comme méthode d’entraînement. Il estimait de manière définitive qu’il était plus efficace de se mouvoir doucement, de manière fluide, en se soulevant et en se laissant fondre continuellement, à la recherche de la sublime et insaisissable « force élastique ».


Étirements passifs et actifs :

Passifs : produisent de grandes vagues transversales et de torsion

Actifs : produisent de petites vagues


Vagues internes de mouvement :
L’esprit dans la même direction que le corps active et désactive la contraction des muscles.

Toutes les vagues sont enracinées dans la pression du pied qui est établie par un petit lâcher du centre vers le pied (phase 5 ou 0). Cette pression ensuite s’élève à travers la jambe dans le centre qui initie 3 types de vagues dans la partie supérieure du corps :


- La montée passe dans la partie supérieure du corps par la contraction et la pression.

- La torsion générée par l’ouverture et la fermeture des articulations de la hanche étirent les muscles transversaux du tronc puis passe dans les bras avec l’ouverture et la fermeture des épaules.

- Les mouvements horizontaux du centre étirent les muscles verticaux du tronc dans le dos (en reculant) et de la face antérieure en avançant

Les vagues internes  de pression : esprit dans la direction opposée aux mouvements du corps activent consciemment l’étirement des muscles.

C’est seulement si l’esprit s’est écoulé assez profondément et a pleinement écouté la pression et l’étirement que vous pouvez pratiquer l’augmentation de la pression, sans créer ni dommage aux muscles, ni stopper l’écoulement.